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J'aimerais écrire... mais je ne sais pas écrire. Enfin si, je sais écrire, mais pas suffisament bien pour qu'on veuille me lire. Pourtant j'aimerais tellement...
Si je savais écrire, je raconterais ma petite vie, des anecdotes que ma mémoire a gardé au chaud. Ces petites brides du passé qui parfois reviennent comme des flashs ou parfois si nettes qu'il vous semble que c'était hier.

Si je savais écrire, je raconterais tout les coups de coeur que j'ai eu.
Le premier dont je me souvienne, mon maître de CP. Il m'arrive encore parfois de rêver de lui. Il s'appelait Robert. Pas très glamour je sais, mais il était adorable, il m'a fait aimé l'école... et le foot ! A chaque récréation, si le temps le permettait, nous jouions au foot dans la cour. J'étais plutôt douée me disait-il.
Je parlerai aussi de mon premier VRAI baiser... avec Arnaud Bréand, alors que je passais mon CE2 dans un petit village près du Havre. Je vivais alors dans un petit hameau Les Buspins, dans un chateau du 17e. Je sais ça le fait de dire ça ! Quand je raconte qu'il y avait 6 chiens (3 bouviers, Vlado, Tania et mon préféré Boris, le plus âgé, 2 bergers allemands Nina et... j'ai oublié et 1 labrador - un chat aussi, ou plutôt une chatte : Douchka), que mon père m'emmenait à l'école en Rolls et que j'ai reçu cette année là une robe Yves Saint Laurent, on me croit rarement. C'est pourtant vrai. Mais je mets de côté le Noël passé enfermé dans la chambre avec mes deux frères, parce que mes parents devaient servir leurs patrons à table ce soir là, et que la présence de mes frères et moi n'était pas souhaité. Mais pour en revenir à Arnaud, c'était le premier de la classe, enfin jusqu'à ce que j'arrive. C'était une petite classe de village à multiples niveaux, comme il y en a tant. Le 1er rang était pour les CP, le deuxième pour les CE2 dont je faisais partie, le dernier enfin pour les CM1. Je m'amusais d'ailleurs à faire leurs exercices alors que j'avais déjà fini les miens. Là encore ça peut sembler prétentieux, mais c'est également vrai. Ce ne sont que des souvenirs et notre cerveau, pour une raison qui m'échappe semble vouloir embellir même nos souvenirs les plus tristes. Arnaud enfin (lol), il m'écrivait des lettres d'amour, tous les jours, qu'il m'apportait au chateau. Ma mère trouvait ça très mignon qu'il se tape 5 km en vélo juste pour une lettre. On a d'abord essayé d'échanger un "bisou" dans un mini-buisson de l'école. Pas très pratique car vraiment miniscule. L'expérience a été renouvelée avec plus de succès dans le jardin du chateau où je vivais. Couchés sur l'herbe, au pied des balançoires, nous essayons ensemble de comprendre comment les grands peuvent bien s'embrasser en mettant la langue. En y repensant ça semblait très scientifique... malheureusement pour moi, je ne suis restée qu'une année à la campagne. Ma mère n'a pas gardé les lettres et je n'ai plus jamais entendu parler d'Arnaud.
Une fois retourné sur Paris, j'ai retrouvé mon maître de CP qui désormais s'ossupait des CM1 : quelle chance !
En y repensant, je crois que je suis tombée amoureuse chaque année d'un professeur. Robert était le premier d'une longue série...
Je vais vous épargner le prof de maths (si, si je vous assure), celui d'histoire puis l'incontournable prof d'EPS. Autant vous dire que chaque coup de coeur était suivi de brillantes notes dans la matière concernée, ou tout du moins d'efforts plus que soutenus !

la suite demain...