12 juin 2007
Il était une fois...
Petite étoile tomba du ciel
Par une belle nuit d'été, une étoile vint à tomber. Glissant le long de la Voie Lactée, sur la Terre elle finit par arrivée.
Petite étoile perdue, elle ne sut où aller. Comment pouvait-elle remontée ? Ou serait-il possible qu'elle doive rester ici à tout jamais ?
Triste et désemparée, elle se mit à pleurer. Au pied d'un arbre, elle resta ainsi, recroquevillée sur sa peine, enveloppée par l'obscurité de cette nuit sans étoiles, où la solitude errait tel un fantôme.
Chaque larme lui déchirait le coeur, et l'enfonçait un peu plus vers ce néant qui l'entourait.
Cependant, à travers ce voile de tristesse, elle sembla, ou bout d'un certain temps, percevoir une étincelle de lumière. Elle entrouvrit alors ses paupières et découvrit le spectacle magique qui s'offrait à elle. Chaque goutte que ses yeux avaient versé, avait formé, au contact des racines de l'arbre auquel elle s'adossait, une superbe tâche de couleur étincellante. Goutte après goutte, un dessin était apparut au milieu de nul part. Un dessin à l'éclat si intense, que l'obscurité qui l'entourait avait pris les couleurs flamboyantes d'un couché de soleil.
C'est alors que cet arbre majestueux quel n'avait pu qu'entrevoir et auquel elle n'avait pas attaché plus d'importance, abaissa ses branches les plus tendres pour la serrer contre lui. Tant de douceur se dégagea de cette étreinte que la petite étoile se vit envahir par un sentiment de bien-être et de sérénité. Plus jamais elle ne serait seule, plus jamais elle ne resterait dans le noir. Car toute sa détresse avait su réveiller l'amour qui sommeillait en cet arbre. Plus jamais elle ne fut triste, plus jamais elle ne resta dans l'obscurité, plus jamais elle ne voulu repartir. Pourquoi vouloir quitter ces bras d'amour pour ceux de la solitude...
30 avril 2006
La Maison des esclaves - Gorée (Sénégal)
La Maison des Esclaves
- les célèbres escaliers -
La présentation qui va suivre est issue du site de l'Unesco (http://webworld.unesco.org/goree/fr/)
sur lequel vous pouvez également suivre une visite virtuelle vidéo.
J'ai ici repris les textes et photos de Boubacar Joseph Ndiaye,
chef conservateur de la Maison des Esclaves.
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La Maison des Esclaves, date de 1776.
Construite par les Hollandais - c'est la dernière esclaverie en date à Gorée. Les premières remontent à 1536, construites par les Portugais, premiers Européens à fouler le sol de l'Ile en 1444. Pendants trois siècles et demi, traqués, chassés, arrachés à leur sol natal comme les racines des temps, sous la torture et l'humiliation. Sur ce transfert brutal de millions de Noirs la quasi totalité du Nouveau Monde construisit les réalités politiques, économiques et sociales.
< 1 - L'entrée du site de la Maison des Esclaves
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Dans des cellules comme celles que vous avez en (2), réservées aux hommes, faisant chacune 2,60 m sur 2,60 m, on mettait jusqu’à 15 à 20 personnes, assis le dos contre le mur, des chaînes les maintenant au cou et aux bras. On ne les libérait qu'une fois par jour afin de leur permettre de satisfaire leurs besoins généralement dans cette maison, ils y vivaient dans un état d’hygiène si repoussant que la première épidémie de peste qui a ravagé l'Ile en 1779 est partie de ce lieu.
L'effectif dans cette petite maison variait entre 150 à 200 esclaves. L'attente de départ était très longue, presque de trois mois. Ces esclaves ayant à faire à des voiliers pour transport. Et bien, dans cette maison, il s'y trouvait toute la famille - le père, la mère et l'enfant dans les cellules séparées.

2 - Vues extérieures et intérieures des cellules réservées aux hommes ^
C'est donc ce type de chaîne (3) que l'esclave portait quand il allait aux toilettes à l’extérieur. Alors au milieu de la chaîne, il y' avait une grosse boule que l'esclave était obligé de porter entre les deux mains et les deux jambes.

3 - Boubacar Joseph Ndiaye présente les chaînes ^
Le départ aux Amériques cela dépendait aussi des acquéreurs, le père allant sur la Louisiane aux USA, la mère au Brésil ou Cuba, l'enfant à Haïti ou aux Antilles. La séparation était totale. Ils partaient de Gorée sous des numéros de matricule et jamais sous leurs noms africains.
4 - Vue des couloirs distribuant les cellules >
Et là (5), vous êtes chez les enfants où le taux de mortalité évidemment était le plus élevé de la maison. C'est une galerie très étroite que d'ailleurs nous pouvons voir et qui conduit jusqu'au fond. Pour ces pauvres enfants, dans cette galerie donc, ils y couchaient entassés exactement comme dans une boite à sardines et l’âge d'un enfant dépendait de sa denture faute d’état civil.

5 - Exemple de cellule pour enfants ^
Les jeunes filles étaient séparées des femmes parce que elles étaient plus chères (6). Dans ces esclaveries la valeur d'une femme dépendait de ses seins et de sa virginité. Toute maison comme celle-ci en bordure de mer à Gorée est une ancienne esclaverie, même l'actuelle presbytère. Certains négriers avaient donc des rapports avec des jeunes filles esclaves et quand l'on constatait leur état de grossesse, elles étaient mises en liberté à Gorée ou à Saint-Louis du Sénégal. Vous voyez donc que c'est un intérêt chez les jeunes filles de se donner aux négriers pour être libre. En somme, pour ces jeunes filles, c'etait leur seule voie de salut. Alors la fille métisse à Gorée était communément appelée "Signare" déformation du nom portugais "Segnora". Ces métisses formaient l'aristocratie à Gorée comme les Créoles aux Antilles françaises .

6 - Vues des cellules pour jeunes filles, entrée et intérieur ^
Et là, vous êtes chez les inaptes temporaires (7). Pourquoi cette appellation, parce que la valeur d'un homme dépendait de son poids. Le poids minimum chez les hommes était fixé à 60 kg. Les hommes de moins de 60 kg étaient mis dans ces cellules afin d’être engraissés.
Engraissés comme des oies. Ils les engraissaient avec ce qu'on appelle fève de marée, que nous Sénégalais actuellement appelons le Niébé. C'est des haricots de chez nous très farineux.
< 7 - La cellule des inaptes temporaires
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Et là, c'est ce couloir oblique que je j'appelle aujourd'hui la porte du "voyage sans retour" (8). Parce que à partir de cette porte donnant sur la mer pour ces esclaves, c'est l'adieu à l'Afrique. ![]()
Vous aviez à partir de cette porte un quai en renier (bois de palmier) servant d'embarquement et au moment des embarquements certains esclaves évidemment tentaient de s’évader en plongeant. Ces pauvres ne pouvaient pas aller loin parce qu'abattus par les gardiens ou dévorés par les requins. Et pourquoi ces requins, parce que malades ou agonisants étaient jetés à la mer et cela attirait les requins.
C'est justement à partir de cette porte de voyage sans retour que nous avons eu le privilège de recevoir le Pape en février 1992. C'est donc à partir de cette porte que le Pape a demandé pardon à l'Afrique.

8 - "La Porte du Voyage sans retour" ^
Là, nous avons la chambre de pesage que nous allons visiter (9) . Alors seuls les hommes étaient pesés. Et ces hommes une fois pesés sortaient de ce local en colonne un par un. En ces escaliers donc, se passait la dernière vente en Afrique.
Les citations de Boubacar Joseph Ndiaye sur une des portes de la Maison :
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Etaient alors accoudés au balcon, en ces escaliers (10), l’acquéreur et le marchand d'esclaves européen qui regardaient faire. Ces esclaves étaient palpés comme du bétail. Pour permettre à l’acquéreur et au marchand de discuter sur la valeur musculaire de chacun
L’étage en dessus (11), et bien se sera sans commentaires. C'etait en somme la vie de château par rapport au bas et parfois je me demande comment ces marchands européens pouvaient y vivre avec tout ce qui se passait en dessous.
< 10 - Escaliers menant au quartier des marchands
11 - Vue du 1er étage > 

12 - Citation du Père Joseph Wresinski ^
fondateur du Mouvement International ATD Quart Monde
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Message du Directeur général de l'UNESCO
"Visite virtuelle de l'île de Gorée : Racines noires"
"C'est de ce centre historique du commerce triangulaire que constitue Gorée que des dizaines de millions d'hommes, de femmes et d'enfants ont été déportés vers le Nouveau Monde. Inscrite depuis 1978 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, l'île de Gorée perpétue le souvenir d'une tragédie trop longtemps occultée.
En décidant de proclamer le 23 août de chaque année "Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition", l'UNESCO a voulu rendre universel ce devoir de mémoire vis-à-vis d'un lieu hautement symbolique de l'histoire des peuples, et lui restituer la place qui doit être la sienne dans l'histoire de l'humanité."
- Koïchiro Matsuura -
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"Les racistes sont des gens qui se trompent de colère"
- Léopold Sédar Senghor -
25 avril 2006
25 avril 1974 : "La Révolution des Oeillets"
En 1974, c'est une chanson de J. Afonso qui donna le signal de la Révolution des oeillets. Une révolution qui, sans verser le sang, mit fin à une dictature de soixante ans. Une chanson, des oeillets, une révolution pacifique: drôle de pays
"GRANDOLA ville brune
Terre de la fraternité
Le peuple est celui qui commande le plus
A l'intérieur de toi ville
A l'intérieur de toi ville
Le peuple est celui qui commande le plus
Terre de la fraternité
GRANDOLA ville brune
Dans chaque coin un ami
Dans chaque visage un ami aussi
GRANDOLA ville brune
Terre de la fraternité
Terre de la fraternité
GRANDOLA ville brune
Dans chaque visage un ami aussi
Le peuple est celui qui commande le plus
A l'ombre d'un chêne
Dont je ne savais pas l'âge
Je t'ai juré comme compagne
GRANDOLA à ta volonté
GRANDOLA à ta volonté
Je t'ai juré comme compagne
A l'ombre d'un chêne
Dont je ne savais pas l'âge."
Chanson de José Afonso qui fut le signal du début de la révolution
Tôt Le 25 avril 1974, au Portugal, des capitaines en rupture avec le système de Salazar se révoltent et prennent le pouvoir. La voix calme d'un mystérieux «Commandement du Mouvement des Forces armées» transmise par les radios de Lisbonne, Renascenta et Radio Clube donnant le signal de la révolte aux capitaines mutins, exhorte les gens à rester chez eux et à garder leur calme. C'est compter sans les sentiments de la population. Ne tenant aucun compte de ces conseils, répétés à intervalles réguliers, ils envahissent les rues et les places en se mêlant aux militaires. Le Premier ministre Marcelo Caetano se réfugie dans la principale caserne de gendarmerie de Lisbonne où un jeune capitaine de cavalerie, Salgueiro Maia, accepte sa reddition. Caetano, qui avait succédé en 1968 au dictateur Antonio Salazar, victime d'une attaque cérébrale (1899-1970), demande à remettre le pouvoir au général Antonio Spinola «pour qu'il ne tombe pas dans la rue». Puis le successeur du dictateur, est mis dans un avion avec un aller simple pour le Brésil. Seule la PIDE, la redoutable police politique qui a entretenu la terreur durant cinquante ans de salazarisme, oppose une résistance qui fera six morts. Elle est réduite durant la nuit. Toute la journée, une foule énorme s'est massée au centre-ville, près du marché aux fleurs, pour appuyer les rebelles de l'armée. Ce 25 avril 1974, c'est la saison des oeillets.
Le lendemain, Spinola, le «général au monocle», annonce la formation d'une Junte de salut national sous sa présidence, et lit la proclamation du Mouvement des Forces armée (MFA) qui propose de rendre le pouvoir aux civils après des élections libres et de mener la politique des «trois D» : démocratiser, décoloniser et développer. Pour le Portugal, la page est tournée presque sans effusion de sang. Indissociablement liées, la démocratisation et la décolonisation allaient être accomplies avec le concours des partis politiques : le Parti communiste, seul doté de fortes assises dans le pays, dirigé dans la clandestinité par Alvaro Cunhal, le Parti socialiste, créé en Allemagne en 1973 par Mario Soares, ainsi que les nouveau-nés : Parti social démocrate (PSD, libéral) et le Centre démocratique social (CDS,droite). Rentrés d'exil, Soares et Cunhal vont célébrer ensemble, dans une ambiance fraternelle, la première fête du 1er mai non interdite.
Le sort de la révolution se noue durant l'année 1975. D'un côté, le général Spinola cherche à
gagner du temps dans les colonies africaines. Modernisant un vieux mythe salazariste, il verrait bien le maintien de " l'empire portugais " sous forme d'une fédération. De l'autre, Mario Soares commence à parler du " socialisme du possible ". Entendez la mise en place d'un Portugal au capitalisme rénové, tourné vers l'Europe. Les communistes appuyés sur les mouvements populaires dans la région de Setubal, dans l'Alentejo et au sein de l'armée, veulent consolider les conquêtes démocratiques par des conquêtes économiques et sociales. Enfin, au sein d'une armée délivrée de sa hiérarchie salazariste, les surenchères de gauche, pour ne pas dire gauchistes, font florès. Les affrontements les plus durs portent notamment sur la mise en place ou non d'un syndicat unique. Les socialistes s'affrontent durement sur cette question avec certains secteurs du MFA (Mouvement des Forces armées : mouvement des militaires fidèles au 25 avril). Maria de Lourdes Pintasilgo (elle fut premier ministre durant quelques mois a l'époque où le général Eanes était président de la République) juge durement cette époque .
La tentative de coup de force du général Spinola, le 25 novembre 1975, marque la fin de la première époque. Les formations de droite, organisées ou non, sont battues comme en témoigne la grande vague de nationalisations des banques et, dans la foulée, des terres et de l'essentiel des grandes entreprises portugaises. S'ouvre une ère de provocations en tout genres y compris gauchistes. Elles vont conduire à la chute des gouvernements, proches des communistes, du général Gonçalves, à la division et à l'extinction du MFA, et enfin à la mise en place d'un système politique et économique oscillant entre une droite réputée modérée et un socialisme menant une politique libérale bien tempérée. A la fin des années soixante-dix, l'économie portugaise est restructurée pour la préparer à l'adhésion à l'Europe de 1986. Dans le même temps, des révisions successives de la Constitution la vident de toutes ses conquêtes sociales (nationalisations, réforme agraire, contrôle des banques, droit d'interventions des salariés dans la gestion, etc.)...
Cette revolution a qu'en même permit de sortir le pays de la tyrannie de Salazar par la résistances des soldats alliés aux civils. Pour une fois ce furent les soldats qui eurent l'idée de résistance en premier : Ils furent les investigateurs de la révolution au lieu d'en être les opposants.
14 avril 2006
Les contes de Pâques...
de Maryline Bédard
C'était la veille de Pâques. Jérémie était tout excité à cette idée. Demain toute sa parenté viendrait le visiter, sans compter sa vieille tante Mathilde. Cette vieille madame avait 93 ans et elle était très grincheuse. Jérémie ne l'aimait guère. Elle lui disait souvent qu'il ne fallait pas manger entre les repas, qu'il fallait toujours se brosser les dents, se peigner les cheveux, se laver le visage et les mains au moins 100 fois par jour. Vous comprenez, dans la vraie vie, les enfants ne sont pas aussi contents de se laver que dans les annonces d'Ivory à la télévision.
Pendant que Jérémie se préparait à aller se coucher, sa mère entra dans sa chambre et lui dit tante "Mathilde arrivera aujourd'hui à la place de demain. Je suis désolée mais il faut que tu lui prêtes ton lit. Tu pourras dormir dans le mien". "Bien, d'accord, s'il le faut" répondit Jérémie.
Une heure plus tard, grande tante Mathilde arriva. Jérémie était déja couché mais ne dormait pas. Il ne pouvait tout simplement pas dormir dans un autre lit que le sien. Soudainement il entendit les marches grincer et la porte s'ouvrir, signe que grande tante Mathilde venait lui dire bonne nuit . As-tu brossé tes dents? Lavé ton visage? Tes mains?Voila comment elle disait bonne nuit! Vite, il ferma les yeux et fit semblant de dormir pour ne pas recevoir de commentaires.
Tante Mathilde s'approcha et s'assit sur le lit."Je sais que tu ne dors pas. Allez, ouvre les yeux et dis bonjour à ta chère vieille tante. Est-ce que tu t'es brossé les dents? Jérémie ouvrit les yeux et dit "Bonjour grande tante Mathilde. Oui, je me suis brossé les dents. Comment ça va? "Ca va bien, petit.", répondit-elle. Jérémie détestait se faire appeler "petit". Il avait 6 ans tout de même! Il décida de changer de sujet. "Ce soir le Lapin de Pâques vient cacher des oeufs en chocolat partout dans la maison. J'ai hâte!" "Pauvre garçon! Tu crois encore au Lapin de Pâques? A ton âge, tu devrais avoir honte!" "Le lapin de Pâques n'existe pas? demanda un Jérémie complètement ahuri." "Mais bien sûr que non! Allez, il est temps que tu dormes."
Jérémie ne pouvait pas dormir. Il ne pouvait pas croire que le Lapin de Pâques n'esixtait pas. Il lui fallait des preuves. Après une longue réflexion, il prit une décision. Je vais descendre en bas pour voir si le Lapin de Pâques y est. S'il existe vraiment, il sera en train de cacher les oeufs. Il était très tard, 11 heures et demie. Ses parents étaient couchés, tante Mathilde aussi. Aucun danger à l'horizon!
Jérémie sortit calmement du lit de ses parents sans les réveiller. Ensuite il se dirigea vers les escaliers. Il faisait très noir. Il trébucha sur quelque chose qui déboula les marches. Une chance que Mathilde était un peu sourde! Il descendit les escaliers et traversa la cuisine. A date, rien de suspect. Il commenca à se diriger vers le salon quand il entendit du bruit provenant de cet endroit. Ca devait être le Lapin de Pâques! Jérémie, tout excité, avança prudemment et sans bruit mais resta figé sur le seuil.
Il y avait une silhouette dans le salon. Non pas celle du Lapin de Pâques, mais celle de son père avec un grand panier d'oeufs en chocolat.Jérémie, tellement abasourdi, dit sans réfléchir:"Papa!!! et le lapin de Pâques??? Mais tu es en train de... Papa, je ne comprends pas!" Le père, aussi étonné que Jérémie,lui demanda de venir s'asseoir à côté de lui. Jérémie,avec de gros points d'interrogation dans les yeux vint s'asseoir avec lui. "Mon fils, commença son père, il est temps que tu saches que le Lapin de Pâques n'existe pas et que c'est toujours moi qui cache les oeufs. Je sais que c'est difficile pour toi à accepter mais tu es assez vieux pour connaître la vérité."
Jérémie retourna dans son lit. Il ne pouvait toujours pas dormir. Il était déçu et content à la fois. Déçu, parce que le Lapin de Pâques n'existait pas et content parce qu'il connaissait la vérité et que c'était un secret de grands que ses cousins et cousines ne connaissaient pas.
Le lendemain matin, Jérémie et ses cousins passèrent une magnifique journée. Jérémie décida de ne jamais révéler son secret. Ils finiraient bien par le découvrir eux-mêmes, pensa-t-il en se goinfrant de chocolat ! 
Joyeuses Pâques à vous tous !














